lundi 4 août 2014

Pause estivale 2014

Chers amis,

Ce blog prend une pause estivale.

Notre prochain culte aura lieu le dimanche 7 septembre à 10h30 au temple de Prailles.

Nos activités (groupes de maison, école du dimanche...)
reprendront progressivement à partir de septembre.

En cas d'urgence, se reporter à la rubrique "contact" de ce blog

Bon été, et à bientôt!

dimanche 3 août 2014

APOCALYPSE 3.14-22

14 Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu:15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.22 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.




Nous vivons dans une société dite post-moderne où la notion même de vérité est attaquée. Pourtant, cette notion est centrale dans la Bible et elle est centrale pour Jésus, qui a dit « je suis la vérité ».
Aujourd'hui, nous voyons le Seigneur parler de vérité à une des ses églises :
  1. la vérité attquée
  2. la vérité maintenue
  3. la vérité triomphante
Cette église à qui Jésus parle de vérité est celle de Laodicée. C'est une église tiède, sans passion pour le Seigneur, sans zèle. Et quand une église s'installe dans un confort trompeur, quand elle perd son zèle, elle est déjà en train de mourir. Quand les croyants perdent leur zèle, Jésus les trouve à « à vomir », et c'est pour cela que Jésus n'hésite à réprimander l'église de Laodicée.


Laodicée était la ville la plus riche de toute la province. Connue pour trois choses :
    • située dans une vallée adaptée à l'élevage de moutons, dont on tirait une laine douce et brillante connue dans tout le bassin méditerranéen
    • lieu de rencontre de trois routes commerciales et un grand centre financier (Wall Street)
    • siège d'une école de médecine, qui avait créé un onguent pour soigner les maladies des yeux.


Sûrs d'eux mêmes à cause de tous ses succès, les habitants avaient développé un grand sentiment d'indépendance. En 17 av JC, la région avait été touchée par un tremblement de terre et la ville détruite. L'Empereur avait offert une aide financière pour reconstruire, mais les laodicéens avaient purement et simplement refusé ! Ils étaient trop fiers pour cela et certains de pouvoir tout gérer eux-mêmes. En gros, si on avait dit à un laodicéen qu'il manquait quelque chose à sa ville, il aurait répondu « ah oui ? Et quoi ? On a tout ici ! Notre ville a réussi : on a besoin de rien ni de personne »
même attitude dans l'église.
Comme la ville, l'église pensait être riche... et Jésus dit « tu es pauvre »
comme l'école de médecine qui produisit l'onguent pour les yeux, l'église pensait avoir 10/10 en vision spirituelle... et Jésus dit « tu es aveugle »
comme la ville qui produisait les plus beaux vêtements de laine, l'église pensait qu'elle était revêtue des robes de la justice... et Jésus lui a dit « tu es nue »
Cette église croyait en des mensonges, mais Jésus ne lui a rien caché de la vérité, même si elle était cruelle.
Ces chrétiens me rappellent le riche insensé de la parabole de Luc 12. C'est l'histoire d'un homme qui se réjouit parce que ses greniers à blé sont plein à craquer et qui se dit qu'il va falloir en bâtir de plus grands. Mais en fait, cet homme n'a rien, parce qu'il n'est pas riche en Dieu. Le faux sens de sécurité que lui ont apporté ses richesses matérielles l'avait endormi par rapport à des réalités essentielles. De la même façon Laodicée était dans la douce torpeur de son sommeil. Elle se croyait riche, mais en terme de relation vivante avec Jésus, elle était misérable !
Telle était l'église de Laodicée : orgueilleuse, arrogante mais pitoyable et misérable. Jésus était dégoûté de cette église qui se croyait arrivée. Pas en colère, pas triste : dégoûté et révolté par ce qu'il voyait.
C'est le seul endroit dans la Bible où nous voyons Dieu être dégoûté. Ailleurs, la Bible nous parle de la colère de Dieu contre le péché et les infidélités de son peuple. On le voit aussi attristé. Mais dégoûté, ça ne se voit qu'ici ; dégoûté de cette église si satisfaite d'elle même, dégoûté au point de la vomir.
La ville de Laodicée, qui était si fière de tout avoir, manquait de quelque chose d'essentiel : l'eau. Alors, on avait créé un réseau qui amenait l'eau chaude de Hiéropolis (10 km au N) et l'eau froide de Colosses (au S). Laodicée n'avait ni les eaux chaudes minérales et médicinales de Hiéropolis avec leur pouvoir guérisseur, ni l'eau rafraîchissante de Colosses, apte à désaltérer. Ni chaude, no froide, elle était tiède.
La même chose arrivait à l'église. Elle ne pouvait offrir la guérison à ceux qui étaient malades spiriutellement ni désaltérer ceux qui avait une soif spirituelle. Elle était tiède...
Dans les hopitaux de Laodicée, on utilisait l'eau chaude pour faire vomir les gens qui avaient avalé un poison. C'est comme cela que Jésus se sentait quand il regardait cette église. Et à cette église, comme aux autres, il dit « je connais tes oeuvres »
Il connaît aussi les nôtres. Que voit-il ? Est-ce que notre église est porteuse de guérison auprès de ceux qui souffrent, est-ce qu'elle soigne les maux de notre société (individualisme, recherche effrénée de plaisirs vains, matérialisme, débauche) ? Sommes nous une oasis où l'on peut venir se rafraîchir de l'eau pure, fraîche et vivifiante de l'Evangile ? Ou est-ce que nous sommes une eau tiède, qu'on a envie de recracher ?
Nous avons été bénis richement par l'évangile et la nouvelle vie que Dieu nous a donné. Nous sommes riches, spirituellement et matériellement, mais ne pensons pas que nous avons déjà atteint le but. Montrons que nous sommes l'église de Christ par des actions nées de la foi.


Cela doit nous amener à nous examiner nous-mêmes. Nous devrions tous nous demander : comment est-ce que je fonctionne dans ce monde ? Est-ce que ma vie témoigne du fait que je suis un chrétien ? Est-ce que c'est clair pour les gens qui me connaissent ? Est-ce qu'ils peuvent voir la différence ?
Une église locale devait aussi s'examiner. Est-elle chaude dans sa communion fraternelle ? Cette communion tellement importante, parce qu'elle fait la différence. Je ne parle pas de grandes choses : un coup de fil, une visite, prier pour un frère ou une sœur ? Est-ce que nous sommes les uns pour les autres comme un bon verre d'eau fraîche un jour d'été ? Est-ce que nous nous édifions les uns les autres ?
Le problème à Laodicée, c'était le fossé entre ce qu'ils affirmaient être et la réalité de leurs vies. Ils se disaient chrétiens, mais rien ne venait le prouver, et leur confession était donc un mensonge. Que cela ne nous arrive pas, sinon Jésus nous vomira !
Mais Jésus a fait beaucoup plus que réprimander son église : il lui a aussi montré un chemin pour sortir de l'ornière. Jésus lui dit de venir acheter chez lui les choses qui lui manquent.
Puisqu'elle est pauvre, elle doit venir se fournir chez lui en «  or éprouvé par le feu ». Cet or si précieux, c'est en fait le salut qu'il donne par sa mort et sa résurrection. Paul parle de Jésus qui « pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis ». Nous recevons les richesses insondables de Christ et nous sommes les plus riches des hommes !
Laodicée doit aussi acheter « des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas ». Dans une cité fameuse pour ses magnifique vêtements noirs, l'église doit acheter des vêtements blancs, qui symbolisent la justice dont Christ nous revêt. Ces robes blanches couvrent notre nudité, qui signifie la honte de notre péché et notre désobéissance.
Enfin Jésus dit à son église d'acheter auprès de lui un collyre pour soigner les yeux. Il ne s'agit pas là de soigner les problèmes ophtalmologiques comme le faisaient les médecins de Laodicée. Jésus veut guérir la cécité spirituelle, qui fait que nous ne voyons pas que nous avons besoin de sa grâce
Tout cela est pour nous aussi, et si nous avons ces choses, nous ne serons jamais tièdes : justifiés par Jésus nous serons aussi sanctifiés en lui. Quand nous prenons vraiment conscience de l'amour que Dieu a déversé sur nos vies en Jésus, comment pourrions-nous ne pas l'aimer et aimer notre prochain en son nom ? Je crois que c'est impossible !
Mais là une question se pose : Jésus dit bien à l'église d'acheter tout cela... Comment le pourrait-elle, puisqu'elle est si pauvre ? Et je pense que Jésus veut nous faire comprendre quelque chose de central ici. Effectivement, Laodicée ne peut pas se payer ces choses, et nous non plus, et personne en fait... toutes ces richesses spirituelles, nous ne pouvons pas les acheter : il faut donc que nous nous tournions vers Jésus qui va nous les donner, et ça mes amis, ça s'appelle la grâce ! ET si nous nous souvenons que devant Dieu nous sommes tous des mendiants qui n'ont qu'une paume vide à présenter à Dieu, nous éviterons de nous croire riches alors que nous ne le sommes pas : nous ne serons pas des Laodicéens, et nous saurons que tout ce que nous possédons : le pardon, la vie nouvelle, l'espérance, les dons de l'Esprit vient de la main généreuse de notre Père.


Jésus dit à son église «  Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ». Souvent, ce verset est utilisé dans l'évangélisation, mais cela ne convient pas tout à fait, parce qu'ici Jésus s'adresse à des gens qui avaient fait une profession de foi en lui. Leur problème est qu'ils s'étaient fermés à Jésus, que leur vies n'étaient plus marquées par sa présence, que les biens de ce monde et toutes ses distractions les avaient éloigné de leur Sauveur. C'est pour cela qu'ils étaient devenus tièdes, bon à vomir.
Et pourtant, Jésus, dans son amour, dans sa patience, était là, frappant à la porte des cœurs et voulant y entrer pour y régner, pour entrer chez nous et souper avec nous. Prendre un repas avec quelqu'un, c'était avoir une vraie communion avec lui. Cette communion, Jésus veut que nous la vivions avec lui, tous les jours. Je pense que c'est ça la clé du renouveau pour nos églises : retrouver au niveau individuel et communautaire une communion profonde avec le ressuscité, une relation vivante et joyeuse, dans le souffle de l'Esprit. Aujourd'hui, il nous invite à un repas, celui de la cène : puisse t'il renforcer notre communion avec notre Sauveur et nous rappeler toutes les richesses que Christ nous a données dans son amour.












vendredi 1 août 2014

Dimanche 3 août 2014

Chers amis,

Notre prochain culte aura lieu le dimanche 3 août à 10h30 au temple de Prailles.



Cordiale invitation à tous!!

dimanche 27 juillet 2014

Apocalypse 3:7-13

APOCALYPSE 3.7-13


7 Ecris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira:8 Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu a peu de puissance, que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. 9 Voici, je te donne quelques-uns de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds, et reconnaître que je t’ai aimé. 10 Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. 11 Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.12 Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.13 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.




Aujourd'hui, Jésus nous parle de portes.De portes ouvertes, de portes fermées. 


Quand Jésus écrit à l'assemblée de Philadelphie, la ville est assez jeune, puisqu'elle n'a que 200 ans. La seule chose à remarquer dans cette ville, est qu'elle n'avait rien de remarquable. D'un point de vue culturel et économique, Philadelphie était plutôt insignifiante (peu de théâtres, pas d'université, pas d'industrie, peu de commerce). Bref, rien de comparable avec des villes comme Ephèse, Pergame ou Sardes.
Il y avait quand même quelque chose à remarquer. La ville est alors appelée « la porte de l'Orient ». En fait, Philadelphie a volontairement été bâtie à l'est de la province d'Asie Mineure pour devenir la tête de pont de la culture grecque. Philadelphie était la porte par laquelle la philosophie et la langue grecques entraient plus vers l'orient.
Comme Sardes, Philadelphie avait été détruite lors du grand tremblement de terre de 17 av JC. En fait, la ville était située juste au dessus d'une faille sismique, et les habitants devaient souvent fuir leur ville pour échapper aux séismes.


Jésus avait une église dans cette ville sans importance. Et quand il a parlé à cette petite communauté, il s'est désigné comme celui « qui a la clé de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira ». En parlant de la clé de David, Jésus faisait allusion à Esaïe 22 où il est question de Shebna, gouverneur du palais du roi Ezéchias. Sheban fut destitué à cause de son infidélité et remplacé par Eliakim.
Le chambellan était responsable des clés du palais. Si quelqu'un sollicitait une audience auprès du roi, c'est le chambellan qui décidait si la porte du souverain allait s'ouvrir ou rester fermée. Lui seul avait cette autorité , conférée par le roi lui-même.
Parler d'une porte ouverte, c'est parler d'une opportunité. Si la chambellan ouvrait la porte, il donnait une opportunité de parler au roi. S'il refusait, l'opportunité disparaissait.
Comme la ville, l'église de Philadelphie avait peu de choses pour elle. Jésus le dit au v.8 : «  tu a peu de puissance ». Cette assemblée était différente de l'église de Sardes, qui avait une excellente réputation. Comme nous l'avons vu la semaine dernière, cette réputation était trompeuse et totalement imméritée, et pourtant elle existait. L'église de Philadelphie n'avait pas une grande réputation. Elle était insignifiante et si quand on parlait de la fédération des églises d'Asie Mineure, celle de Philadelphie n'occupait sans doute pas la discussion.
Philadelphie avait « peu de puissance ». Cela veut dire que c'était une petite église. Il lui était sans doute difficile de faire face aux tâches nécessaires. Dans les grandes communautés, il y a beaucoup de gens qui peuvent se partager le travail, mais là, un petit nombre de personnes devait tout faire. L'église était aussi sans doute pauvre, sans grandes ressources matérielles. Toutes les dépense devaient être assurées grâce aux dons d'un nombre limité de personnes. Là encore, dans les grandes églises, les dons sont plus nombreux et cela permet de faire plus de choses (ce qui fait que l'église grandit). Par ailleurs, il est très probable que l'église était composée de gens sans influence. Compte-tenu du paysage socio-économique de la ville, il n'y avait sans doute pas dans l'église de gens riches, célèbres ou avec une envergure sociale certaine. En clair, toutes les portes semblaient fermées pour cette église.
Est-ce que toutes les portes étaient vraiment fermées ? Non, il y en avait une qui était vraiment ouverte : la porte vers la persécution et le cimetière. Tout comme Smyrne, Philadelphie était le centre d'une assez nombreuse communauté juive qui était fanatiquement opposée à la foi. Ignace nous dit que la majorité des chrétiens de Philadelphie étaient des juifs qui avaient reconnu que Jésus était le Messie promis, avaient quitté la synagogue et fondé une église. Les juifs détestaient les chrétiens, les persécutaient parce qu'il avaient quitté le judaïsme et ils diffamaient l'église.
Les juifs disaient « nous sommes le peuple de l'alliance. Vous chrétiens avez trahi Dieu et rejeté son alliance », et il rendaient la vie de l'église très difficile. En persécutant l'église et en rejetant le Sauveur, il prouvaient qu'en fait c'était eux qui étaient sortis de l'alliance, qu'ils étaient « la synagogue de Satan » (notez ici que Jésus n'est pas politiquement correct). Satan veut dire « accusateur » et les juifs accusaient et diffamaient les chrétiens. La seule porte ouverte pour l'église de Philadelphie était celle qui menait vers la persécution.


Et Jésus est venu vers cette église harassée de difficultés, petite, persécutée et lui a dit « Je connais tes œuvres... tu a peu de puissance, tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom ».
Jésus a félicité cette église en des termes très forts, très spéciaux. En fait, Jésus n'adresse aucune reproche à cette assemblée (comme à Smyrne). Ça ne veut pas dire que cette église locale était parfaite (ça n'existe pas !!)., mais qu'elle méritait un encouragement particulier pour un service particulièrement méritant.
Jésus dit «tu as gardé ma parole ». Cela veut dire bien sûr que cette église était doctrinalement pure, parce qu'elle croyait en la Bible et qu'elle Cela veut donc dire, de façon pratique, que c'était une église obéissante. Jésus connaissait leurs œuvres ; il savait que malgré la faiblesse de leur moyens,  ils étaient actifs. Ils servaient Dieu et s'aimaient les uns les autres. C'étaient des combattants : ils ne se couchaient pas en se plaignant de leur petitesse ou de la difficulté de leur situation. Ils étaient fidèles, même s'il y avait un pris à payer pour cela. Leurs anciens et leur diacres soutenaient la communauté et recevaient aussi l'appui de la communauté dans leur ministère.
Ils n'avaient pas non plus « renié le nom de Jésus », mais ils l'avaient défendu. Ils ne cachaient pas le fait qu'ils étaient chrétiens, malgré ce que cela pouvait leur coûter. Même si la porte de la persécution et de la souffrance était grande ouverte devant eux, il n'hésitaient pas à confesser le nom de Jésus devant les hommes, parce qu'ils savaient que c'est seulement par ce nom que l'on peut être sauvé.


Comment pouvaient-ils y arriver ? Cette petite église pouvait être grande en obéissance seulement par la foi dans les promesses de Christ. Jésus dit à son peuple souffrant «j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. ». Dans cette ville où la porte de la persécution se tenait grande ouverte, il y avait une autre porte, contrôlée par celui qui tient la clé de David. Jésus ouvre une porte vers la royaume des cieux, lui seul peut l'ouvrir et personne ne peut la fermer.
L'église de Jérusalem croyait Jésus parce qu'elle savait qu'il était «  le Saint », comme il le leur avait dit. Ce terme est un nom que l'Ancien Testament utilise pour Dieu et ici Jésus se l'applique, montrant qu'il affirme sa complète divinité. Jésus est Dieu, il est Seigneur, il est Souverain, il règne dans le ciel et sur la terre. L'église croyait Jésus parce qu'elle savait qu'il était « le Véritable » comme il le leur avait dit. Ce que Jésus affirme est vrai. Les ennemis des chrétiens mentaient mais Jésus dit la vérité. Il est fidèle et digne de confiance.


Les membres de l'assemblée de Philadelphie ont fait confiance à leur Seigneur et il se sont mis au travail. Ils ne se laissaient pas démoraliser par leur petitesse. Ils n'avaient pas peur de faire face aux ennemis de la foi et demeuraient fidèles. En eux-mêmes, ils étaient faibles, mais il dépendaient de la puissance de Christ, qui fortifie son peuple. Ils obéissaient à la Parole de Christ et laissaient les résultats aux Seigneur.


Sachons être encouragés par l'exemple de ces chrétiens et les prendre comme modèles. Imitons leur foi et leur loyauté. Comme ils faisaient, accomplissons simplement ce que Jésus nous demande de faire. Même une grande église demeure petite comparée au monde. Parfois, nous pouvons penser que nous avons peu de puissance et que toutes les portes sont fermées devant nous. Demeurons dans la foi et vivons dans l'obéissance à la volonté de Dieu.
Si, comme les Philadelphiens, nous vivons notre foi en Christ, en faisant avec courage ce que Dieu nous donne à faire, en croyant que nous pouvons accomplir toute choses en Christ qui nous fortifie, alors nous nous retrouverons devant la porte ouverte.


Jésus avait ouvert une porte devant son église, la porte du royaume des cieux. Cette porte est grande ouverte pour tous ceux qui croient en Christ, qui adorent en esprit et en vérité le Saint et qui placent leur confiance en le Véritable. Même si nous devons faire face à de grands découragements et à de grandes oppositions, cette porte est ouverte. Même si nous devons passer par les portes de l'épreuve et de la persécution, nous savons que derrière elle se tient une porte que nulle ne pourra fermer, parce que Jésus l'a ouverte pour nous.
Un jour viendra où le Seigneur montrera à tous que c'est son église fidèle qui avait raison. C'est ce que dit le verset 9. Voici, je te donne quelques-uns de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds, et reconnaître que je t’ai aimé.
Là encore, c'est une allusion à Esaïe 60, un passage qui parle de la restauration de Sion après le retour d'exil à Babylone. Les nations païennes qui avaient persécuté le peuple de Dieu, les juifs, seraient obligées de se prosterner devant eux. Un jour, tous les ennemis de l'église, qui sont aussi des ennemis de Christ, seront vaincus et tout genou fléchira au nom de Jésus.
En attendant ce jour béni, Jésus nous protège, comme le dit le verset 10 « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » . Même dans la persécution intense, l'église de Philadelphie demeurait persévérante et, à cause de cette persévérance, Jésus leur a promis de les garder de l'heure d'épreuve. Cela ne veut bien sûr pas dire que l'église ne souffrira jamais. En Jean 17, Jésus dit clairement « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du mal. ». La Bible est claire et ne cache pas que ceux qui désirent vivre saintement seront persécutés, mais le Seigneur leur donnera la force de lui rester fidèle. Il nous donnera la force de ne pas le renier dans la persécution, prouvant ainsi qu'il nous a vraiment racheté. Il s'assurera que nous ne manquerons pas notre entrée glorieuse dans le royaume des cieux.


Alors, mes amis, soyons fidèles et persévérants dès aujourd'hui. N'attendez pas demain ou après-demain. Des temps viennent sur ce pays et sur ses églises qui seront des temps d'épreuve. Dès aujourd'hui, confessons le nom de Jésus. Élevons nos enfants dans la foi, eux qui sont soumis au lavage de cerveau qui cherche à bannir la morale biblique. Et nous mêmes, soyons là, attachés à notre Seigneur et à sa Parole, et toujours prêt à le servir. Jésus revient bientôt. Ne perdons pas notre couronne, symbole de la récompense que les fidèles recevront du Seigneur.

Enfin, au v.12, Jésus dit qu'il fera de ses fidèles une colonne dans le temple de Dieu. Nous l'avons vu, les habitant de Philadelphie devaient parfois quitter leur ville à cause des tremblements de terre. Mais ceux qui entrent par la porte du royaume des cieux ne le quitteront jamais. Ils recevront ce qui était au cœur de la prière de David dans le psaume 27 : « Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment:Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, Pour contempler la magnificence de l’Éternel »

Qu'est-ce que ça veut dire « devenir une colonne, un pilier » ? Une colonne, c'est quelque chose de droit, de solide, qui soutient un bâtiment.


Qui sont les piliers de l'église ? Ceux qui ont de l'argent ? Des capacités ? Les gens instruits ? Les influents ? Ces gens là peuvent être des piliers, mais pas à cause de leur richesse, de leur talent ou de leur intelligence. Les colonnes de l'église sont tous ceux qui sont vraiment fidèles
à Jésus-Christ. Ils gardent sa Parole, ne renient pas son nom et accomplissent son œuvre.
Les colonnes de l'église, ce sont ceux qui sont fidèles au culte et aux activités de l'église et qui n'y viennent pas que quand ça leur chante ou qu'ils ont le temps.
Les colonnes de l'église sont ceux qui soutiennent financièrement l'oeuvre en donnant quand même plus que des aumônes qui ne leur coûter rien.
Les colonnes de l'église sont tous ceux qui ne font pas de caprice quand il est question de changer des choses qui de toute façon ne marchent plus, parce qu'ils sont plus soucieux de la gloire de Dieu que de leur petit confort.
Les colonnes de l'église sont tous ceux qui sont des guerriers dans la prière et l'intercession.
Les colonnes de l'église sont tous ceux qui montrent leur amour pour les frères et les sœurs.
Les colonnes de l'église sont tous ceux qui ont à cœur d'annoncer la Parole du salut à ceux qui ne la connaissent pas.


Ce sont eux les colonnes qui soutiennent l'église et lui permettent de vivre. Car ne nous leurrons pas : sans cela, toute église s'effondre et n'est plus qu'un ruine.


Dans cette région, les colonnes portaient souvent des inscriptions. Les colonnes du temple de Dieu en auront aussi. Il y aura trois noms : le nom de Jésus, le nom de la Nouvelle Jérusalem et le nom du Père.
Par votre fidélité, vous pouvez témoigner du fait que vous avez été rachetés par le sang de Chris et que votre nouvelle identité est en Christ. Et, un jour, quand nous le verrons face à face, Jésus nous donnera un nouveau nom...
En attendant, sachons marcher de façon fidèle et persévérante sous le ragrd de notre Seigneur. Soyons des gens qui édifient et non pas des gens qui détruisent à cause de leur négligence.


Gardons la Parole de Christ en étant ses disciples !


Amen !

jeudi 24 juillet 2014

Dimanche 27 juillet 2014


  
Chers amis

notre culte du 27 juillet aura lieu au temple de Beaussais (10h30)

cordiale invitation à tous!

mercredi 23 juillet 2014

Qui sommes-nous?

Nous sommes une église chrétienne


Une église chrétienne n’est ni un bâtiment ni une tradition ni une organisation.
À vrai dire, une église chrétienne n’est pas du tout une institution humaine.

L’Église chrétienne est le Royaume de Jésus-Christ sur la terre.
Une église est composée d’hommes, femmes et enfants qui adorent,
aiment, servent, honorent Jésus-Christ et lui obéissent avec joie.





Nous sommes une église biblique

Une église est biblique lorsqu’elle croit que la Bible est en elle-même le message parfait, pertinent et éternel de Dieu à toute l’humanité. L’Apôtre Paul a écrit à son ami et collègue Timothée « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3 :16 )


Nous croyons donc trois choses à propos de la Bible :  

  • La Bible est parfaite. Elle ne contient ni erreur ni contradiction. Bien qu’elle ait été rédigée pendant plusieurs siècles, par beaucoup de personnes différentes, en beaucoup de lieux différents, chaque partie de la Bible est en accord avec le tout. Par exemple, la venue de Jésus à Bethléem, où il est né d’une vierge, a été prédite par Esaïe et Malachie des centaines d’années à l'avance. Tous les détails de leurs prophéties se sont réalisés.

  • La Bible est suffisante. Parce qu’elle est le message de Dieu aux hommes, et que Dieu sait tout, il n’y a rien à y ajouter. Elle contient tout ce que nous devons savoir pour nous conduire à Dieu, pour recevoir le pardon de nos péchés et pour nous assurer une place dans le royaume éternel de notre Seigneur Jésus-Christ.


  • La Bible est la puissance de Dieu pour sauver. Dieu a choisi d’amener à la conversion les hommes et femmes par la prédication de sa parole, la Bible. Paul écrit « Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit… » (Romains 1:16). Seul le message de la Bible peut changer notre cœur afin que nous puissions comprendre et répondre à l’appel de Dieu. C’est donc la Bible qui est au coeur de notre message et de toutes nos activités.


Nous sommes une église protestante 

Cela signifie que nous continuons à défendre et à proclamer les vérités pour lesquelles nos ancêtres protestants ont vécu et donné leur vie. Nous voulons garder ces mêmes vérités aussi fermement qu’eux.

Quelles sont ces vérités ? Par-dessus tout, ils croyaient que la Bible devrait être leur guide pour tout ce qui concerne la foi et la conduite de leur vie. Par l’étude de la Bible, ils ont découvert les grandes doctrines suivantes :



  • Nous devons être sauvés. Tout être humain est né avec un cœur enclin au mal et il vit dans un monde rempli de péchés. Pécher, c’est refuser d’accepter Dieu comme le Seigneur et Maître de ma vie. La Bible enseigne que Dieu, qui est au suprême degré pur, admirable et parfait, hait le péché et toutes ses conséquences (égoïsme, haine, orgueil, fornication, méchanceté, vol, mensonge, tromperie, meurtre, envie, cupidité, ivrognerie et ainsi de suite). Un jour Dieu nous demandera tous de rendre compte et, si nous ne sommes pas sauvés, il nous punira pour l’éternité.
    "Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur." (Romains 3.23)

  • Nous sommes sauvés par la grâce seule. Les réformateurs ont compris que la Bible enseigne que personne ne sera jamais assez juste pour mériter une place dans le royaume de Dieu. Parce que Dieu veut protéger la pureté parfaite de son sanctuaire. Rien qui ne soit absolument parfait ne peut s’approcher de lui. Si donc nous voulons être sauvés, il faut que ce soit par l’œuvre de Dieu en notre faveur – une action imméritée. C’est ce que la Bible appelle la grâce – la faveur et la bonté de Dieu accordées à ceux qui ne les méritent pas.
    "Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu;Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie." (Ephésiens 2.8-9)


  • Nous sommes sauvés par la foi seule. La méthode employée par Dieu pour sauver des  pécheurs par grâce a été d’envoyer son Fils unique dans le monde afin de vivre une vie parfaite (méritant ainsi la vie éternelle), puis il a offert sa vie en sacrifice sur la croix (mourant ainsi à la place de son peuple). Il est mort de la mort que nous méritions afin que nous puissions hériter de la vie que nous ne méritions pas ! Mais  comment pouvons-nous obtenir cette vie ? Uniquement par la foi entièrement en lui ; en croyant de tout notre cœur et de toute notre pensée que Jésus seul peut pardonner tous nos péchés et nous rendre agréables à Dieu. La Bible appelle cette conviction et cette confiance la foi. Sans cette foi, personne ne peut être sauvé. "Nous concluons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les ouvres de la loi." (Romains 3.28)

  • Nous sommes sauvés en Christ seul. Si nous mettons notre confiance — même en partie — en quelqu’un ou quelque chose d’autre, nous ne pouvons être sauvés. Nous ne devons pas mettre notre confiance dans une église, ou un ministre religieux, ou les saints ; et surtout pas en nous-mêmes et nos bonnes œuvres. Seul Jésus-Christ peut nous sauver ; nous devons mettre toute notre confiance en lui."Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme,Qui s'est donné lui-même en rançon pour tous; c'est là le témoignage rendu en son propre temps." (1 Timothée 2.5-6)

  • Nous sommes sauvés pour la gloire de Dieu seul. Dieu a créé toute chose pour la gloire de son propre nom. Tous ceux qui sont sauvés sont animés par un seul désir : vivre à l’honneur et la gloire de Dieu qui a fait tant pour eux. Le chrétien n’est pas dans l’église pour ce qu’il peut en tirer, mais afin de louer et de remercier Dieu.
    "Si quelqu'un parle, qu'il parle selon les oracles de Dieu; si quelqu'un exerce un ministère, qu'il l'exerce selon la force que Dieu lui communique, afin qu'en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la force aux siècles des siècles! Amen." (1 Pierre 4.11)

  • Enfin, notre église sait qu’elle n’est pas encore parfaite. Nous sommes résolus à poursuivre la croissance, la transformation et la réformation jusqu’à ce que nous soyons agréables à Dieu en tout, en nous soumettant toujours plus parfaitement à l'autorité de sa Parole. Vu que cela n’est pas possible dans cette vie, nous savons que cette œuvre de réformation ne sera jamais terminée.   

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre église, nous vous invitons à nous contacter et à venir visiter nos cultes et nos autres activités.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde!